Forum Professionnel de l'Ecotourisme

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 De la multiplicité des termes ...

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Nombre de messages : 25
Localisation : Toulouse, France
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: De la multiplicité des termes ...   Mer 1 Fév à 3:13

Bonjour à tous,

Une chose frappe le novice lorsqu'il commence à s'intéresser au thème du "tourisme autrement"... La multiplicité des termes et définition assez proches pour décrire ces différentes formes de tourisme dites alternatives.

Tourisme solidaire, durable, responsable, équitable, vert, rural, écotourisme .... Il y a de quoi en perdre plus d'un.

A moins de se pencher rééllement sur la question, la plupart des gens ne verront pas les subtilités et les différences qu'il y a entre tous ces termes.

Rien que sur la définition de l'écotourisme, il y a déjà une pléthore de définitions à l'échelle mondiale, ou même dans le monde académique, avec des pseudo guéguerres entre chercheurs. J'ai lu des dizaines d'articles qui ne parlaient que de la définition de l'écotourisme... en essayant d'ajouter des subtilités là ou là...
Au bout d'un moment, je crois qu'il faut dire STOP !

L'écotourisme n'est pas une définition, c'est un état d'esprit, c'est une démarche. Et il faut clarifier cela pour le grand public, arrêter de tourner en rond sur les définitions, et se retrousser les manches pour inciter les gens à penser leurs vacances différemment.
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Mathieu Maisonnasse



Nombre de messages : 4
Localisation : Charbonnières les Bains (69)
Date d'inscription : 10/01/2006

MessageSujet: Re: De la multiplicité des termes ...   Mer 1 Mar à 1:56

Bonjour à tous,

La question que vous soulevez est pour nous centrale, d'une part dans le cadre de notre projet, et d'autre part dans notre manière de penser le développement de l'écotourisme sur d’autre espaces rhonalpins. Il existe aujourd’hui pléthore de définition de l’écotourisme. Nous avons constaté que celles-ci sont, soit sorties des chaires universitaires (dans le meilleur des cas), soit retravaillées de manière plus ou moins consciencieuse par le monde mercantile. Effectivement comment accompagner, dans le cas présent, le touriste dans son choix de prestataire touristique responsable ?
Je vous rejoins donc sur cette nécessité de clarification.

Pour autant, pouvons nous nous passer d’une définition admise par le plus grand nombre ? Nous ne pensons pas.

Aujourd’hui nous avons choisi, dans le cadre de notre projet, de qualifier l’écotourisme. Cette qualification à l’échelle de l’arc-alpin passe nécessairement par un préalable qui est l’acceptation par l’ensemble des partenaires du projet d’une définition et de « valeurs communes » (ou « état d’esprit »).
De fait, si je vous rejoins dans votre analyse pour dire qu’il existe trop de définitions, il semble tout aussi nécessaire de dire qu’il faut accepter une base commune de travail. En ce sens les deux définitions proposées par TIES et l’OMT semblent répondre parfaitement à cet enjeu. L’ensemble des valorisations écotouristiques, basées sur ces « fil rouges » conducteur, ne sera que plus homogène et n’aura que plus de crédit aux yeux des touristes.

Très cordialement,
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Nombre de messages : 25
Localisation : Toulouse, France
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: De la multiplicité des termes ...   Mer 1 Mar à 3:33

Je suis tout à fait d’accord avec vous. Le sens de mon message précédent était justement de dire : mettons nous d’accord sur une définition ! Dans le cadre de l’Association Française d’Ecotourisme, nous avons choisi de prendre la définition de TIES. C’est celle qui est la plus reconnue au niveau mondial, que toutes les associations nationales d’écotourisme utilisent … ça facilite ainsi les échanges ! Au moins on sait qu’on parle de la même chose…

Après, il faut « qualifier » cette définition par rapport aux spécificités du territoire, tout à fait d’accord avec vous. Que veut dire « bien être des populations locales » en Rhone Alpes par exemple ? Se retrouver autour de valeurs communes et définir des objectifs me semble être la bonne approche.

Cordialement,
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G.Pons



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Age : 49
Date d'inscription : 25/06/2006

MessageSujet: De l'écotourisme   Mer 28 Juin à 14:48

Bonjour, voici un article que j'ai lu dans le magazine Toc. Enfin une ouverture sur un écotourisme pour tous?

" DÉVELOPPEMENT DURABLE

ECO-TOURISME
EXTRA-ORDINAIRE

Véritable enjeu planétaire, l’environnement se trouve aujourd’hui au coeur des problématiques de l’industrie du voyage. Loin d’être une utopie, l’écotourisme semble être LA réponse aux effets dévastateurs de la consommation de masse.
Focus sur un tourisme alternatif responsable.


TOC : Votre ouvrage débute par un
bilan plutôt sombre de ce que vous
appelez le « tourisme Attila ». Quels
en sont les effets et pourquoi une
prise de conscience si tardive ?

Jean-Pierre Lozato-Giotard : Les
soixante dernières années ont
été marquées par un développement
exponentiel du tourisme. On
a assisté à une explosion du foncier
aux capacités d’accueil démesurées,
de l’habitat secondaire, des
réseaux routiers... Tout cela sans
aucune étude préalable, au mépris
d’un écosystème fragile. Après plusieurs
décennies d’inconscience, le
bilan est lourd. Un environnement
fortement dégradé, une identité culturelle
dénaturée, une hausse de la
pollution liée à des déplacements
massifs. Et à une certaine époque,
les pouvoirs publics n’ont pas voulu
entendre les revendications d’une
minorité : les écologistes.

Est-ce ce qui explique l’association
encore très forte de l’écotourisme
à un engagement quasi militant,
proche de celui des écolos ou des
altermondialistes ?

Oui. Il est vrai que les écolos ont fortement
dénoncé les interactions entre
l’homme et la nature et les méfaits
d’un tourisme industriel. Aujourd’hui,
défendre un idéal n’est pas suffisant,
il faut proposer des solutions et agir.
Cela doit se traduire par la mise en
place d’une politique de développement
maîtrisé : réfléchir à l’équation
hommes-nature-culture, instaurer
des quotas de visiteurs pour éviter
une sur-fréquentation des sites, protéger
les régions en voie de développement
touristique... Les acteurs
du tourisme changent, les mentalités
évoluent : c’est le moment ou
jamais !

Votre approche de l’écotourisme
est très prospective et citoyenne.
Peut-on considérer que l’avenir de
la planète dépend du tourisme ?

Le tourisme a une immense part de
responsabilité, car il touche potentiellement
le monde entier. L’impact des
comportements liés à cette activité
est donc primordial. Améliorer le présent,
c’est garantir l’avenir. À l’échelle
institutionnelle et industrielle, cela
commence par prendre en compte
l’analyse scientifique et objective de
tout ce qui est constitutif du tourisme
et de ses effets. C’est pour cela
que j’ai créé le pôle Ingénierie touristique
des territoires, pour permettre
aux futurs acteurs du tourisme
d’avoir une connaissance très concrète
des problématiques. Parallèlement,
il faut éduquer les populations
dès leur plus jeune âge à un respect
du monde à la fois impliqué et appliqué.
Le tourisme oui, mais pas toujours
et surtout pas partout !

Quel rôle attribuez-vous aux
médias ?

Les médias sont un relais essentiel
de la prise de conscience collective
pourvu que leur message soit
cohérent. Aujourd’hui, on communique
beaucoup, mais on s’informe –
et on informe - finalement très peu.
Beaucoup surfent sur des tendances
pour faire de l’audience. C’est ce
que nous voulons à tout prix éviter !
L’écotourisme est un état d’esprit au
quotidien, un éco-concept vital du
monde accessible à tous. Pour se
démocratiser, il doit être pérenne.

Ne redoutez-vous pas les dérives
économiques, notamment dans les
pays en voie de développement,
mais aussi politiques ? En tête, la
situation au Chiapas où s’est tenu
le 2e FITS ?

Les dérives sont inévitables, surtout
lorsqu’il s’agit de gagner sa vie !
Aujourd’hui, la Chine s’ouvre au tourisme.
Demain, ce sera l’Inde. L’urgence
est de convaincre les autorités
des enjeux environnementaux et
culturels avant qu’il ne soit trop tard !
Il est aussi indispensable d’impliquer
les populations locales. Malheureusement,
les pays qui s’ouvrent
à la consommation de masse ont
d’autres préoccupations. Cela se
manifeste déjà par une transformation
du paysage, une dénaturation
des coutumes locales.
Quant au climat géopolitique, il est
de plus en plus instable. Or, l’insécurité
est un obstacle majeur au tourisme.
La situation au Chiapas concerne
une communauté qui souhaite vivre
dans la dignité. En fait de tourisme
équitable, le gouvernement cherche
à résoudre un confl it par de juteux
investissements touristiques.
Votre espoir ?
Une conscientisation de chaque
individu.

Propos recueillis par
Virginie Pierson de Galzain

Jean-Pierre
Lozato-Giotard
est responsable du pôle
Ingénierie touristique et
culturelle des territoires,
Paris III Sorbonne nouvelle.
Conseil dans le cadre de la
Commission européenne, il
vient de publier Le chemin vers
l’écotourime (Ed. Delachaux et
Niestlé, 19 €).

Le marché du tourisme

Avec plus de 800 millions
de touristes internationaux,
1,6 milliard d’ici à 2020, le
tourisme est le premier
marché mondial en chiffre
d’affaires. Autant d’individus
à sensibiliser au respect
des sites visités (économies
d’énergie, limitation de la pollution
liée aux déplacements
et aux déchets, protection de
l’environnement...).

En savoir plus...

ECOtourisme magazine
www.ecotourisme-magazine.com

Association française
d’écotourisme
www.ecotourisme.info"

Saïga

Précurseur, le voyagiste
Saïga réunit, depuis près
de dix ans, toutes les générations
autour de la découverte
du patrimoine naturel.
Son objectif : sensibiliser les
voyageurs au tourisme responsable
et respectueux de
l’environnement et à la place
de l’homme dans la nature.
Contact Philippe Marais :
05 46 41 34 42
www.saiga-voyage-nature.fr.

Le FITS

Le 2e Forum international
du tourisme solidaire et du
commerce équitable s’est tenu
au Chiapas en mars 2006. Au
programme : valorisation et
conservation du patrimoine
local, développement d’un
tourisme alternatif et d’un
commerce plus juste, avec
l’implication et au bénéfi ce des
populations locales."
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G.Pons



Nombre de messages : 3
Age : 49
Date d'inscription : 25/06/2006

MessageSujet: De l'écotourisme   Lun 12 Fév à 14:35

Bonjour, voici un article que j'ai lu dans le magazine Toc. Enfin une ouverture sur un écotourisme pour tous?

" DÉVELOPPEMENT DURABLE

ECO-TOURISME
EXTRA-ORDINAIRE

Véritable enjeu planétaire, l’environnement se trouve aujourd’hui au coeur des problématiques de l’industrie du voyage. Loin d’être une utopie, l’écotourisme semble être LA réponse aux effets dévastateurs de la consommation de masse.
Focus sur un tourisme alternatif responsable.


TOC : Votre ouvrage débute par un
bilan plutôt sombre de ce que vous
appelez le « tourisme Attila ». Quels
en sont les effets et pourquoi une
prise de conscience si tardive ?

Jean-Pierre Lozato-Giotard : Les
soixante dernières années ont
été marquées par un développement
exponentiel du tourisme. On
a assisté à une explosion du foncier
aux capacités d’accueil démesurées,
de l’habitat secondaire, des
réseaux routiers... Tout cela sans
aucune étude préalable, au mépris
d’un écosystème fragile. Après plusieurs
décennies d’inconscience, le
bilan est lourd. Un environnement
fortement dégradé, une identité culturelle
dénaturée, une hausse de la
pollution liée à des déplacements
massifs. Et à une certaine époque,
les pouvoirs publics n’ont pas voulu
entendre les revendications d’une
minorité : les écologistes.

Est-ce ce qui explique l’association
encore très forte de l’écotourisme
à un engagement quasi militant,
proche de celui des écolos ou des
altermondialistes ?

Oui. Il est vrai que les écolos ont fortement
dénoncé les interactions entre
l’homme et la nature et les méfaits
d’un tourisme industriel. Aujourd’hui,
défendre un idéal n’est pas suffisant,
il faut proposer des solutions et agir.
Cela doit se traduire par la mise en
place d’une politique de développement
maîtrisé : réfléchir à l’équation
hommes-nature-culture, instaurer
des quotas de visiteurs pour éviter
une sur-fréquentation des sites, protéger
les régions en voie de développement
touristique... Les acteurs
du tourisme changent, les mentalités
évoluent : c’est le moment ou
jamais !

Votre approche de l’écotourisme
est très prospective et citoyenne.
Peut-on considérer que l’avenir de
la planète dépend du tourisme ?

Le tourisme a une immense part de
responsabilité, car il touche potentiellement
le monde entier. L’impact des
comportements liés à cette activité
est donc primordial. Améliorer le présent,
c’est garantir l’avenir. À l’échelle
institutionnelle et industrielle, cela
commence par prendre en compte
l’analyse scientifique et objective de
tout ce qui est constitutif du tourisme
et de ses effets. C’est pour cela
que j’ai créé le pôle Ingénierie touristique
des territoires, pour permettre
aux futurs acteurs du tourisme
d’avoir une connaissance très concrète
des problématiques. Parallèlement,
il faut éduquer les populations
dès leur plus jeune âge à un respect
du monde à la fois impliqué et appliqué.
Le tourisme oui, mais pas toujours
et surtout pas partout !

Quel rôle attribuez-vous aux
médias ?

Les médias sont un relais essentiel
de la prise de conscience collective
pourvu que leur message soit
cohérent. Aujourd’hui, on communique
beaucoup, mais on s’informe –
et on informe - finalement très peu.
Beaucoup surfent sur des tendances
pour faire de l’audience. C’est ce
que nous voulons à tout prix éviter !
L’écotourisme est un état d’esprit au
quotidien, un éco-concept vital du
monde accessible à tous. Pour se
démocratiser, il doit être pérenne.

Ne redoutez-vous pas les dérives
économiques, notamment dans les
pays en voie de développement,
mais aussi politiques ? En tête, la
situation au Chiapas où s’est tenu
le 2e FITS ?

Les dérives sont inévitables, surtout
lorsqu’il s’agit de gagner sa vie !
Aujourd’hui, la Chine s’ouvre au tourisme.
Demain, ce sera l’Inde. L’urgence
est de convaincre les autorités
des enjeux environnementaux et
culturels avant qu’il ne soit trop tard !
Il est aussi indispensable d’impliquer
les populations locales. Malheureusement,
les pays qui s’ouvrent
à la consommation de masse ont
d’autres préoccupations. Cela se
manifeste déjà par une transformation
du paysage, une dénaturation
des coutumes locales.
Quant au climat géopolitique, il est
de plus en plus instable. Or, l’insécurité
est un obstacle majeur au tourisme.
La situation au Chiapas concerne
une communauté qui souhaite vivre
dans la dignité. En fait de tourisme
équitable, le gouvernement cherche
à résoudre un confl it par de juteux
investissements touristiques.
Votre espoir ?
Une conscientisation de chaque
individu.

Propos recueillis par
Virginie Pierson de Galzain

Jean-Pierre
Lozato-Giotard
est responsable du pôle
Ingénierie touristique et
culturelle des territoires,
Paris III Sorbonne nouvelle.
Conseil dans le cadre de la
Commission européenne, il
vient de publier Le chemin vers
l’écotourime (Ed. Delachaux et
Niestlé, 19 €).

Le marché du tourisme

Avec plus de 800 millions
de touristes internationaux,
1,6 milliard d’ici à 2020, le
tourisme est le premier
marché mondial en chiffre
d’affaires. Autant d’individus
à sensibiliser au respect
des sites visités (économies
d’énergie, limitation de la pollution
liée aux déplacements
et aux déchets, protection de
l’environnement...).

En savoir plus...

ECOtourisme magazine
www.ecotourisme-magazine.com

Association française
d’écotourisme
www.ecotourisme.info"

Saïga

Précurseur, le voyagiste
Saïga réunit, depuis près
de dix ans, toutes les générations
autour de la découverte
du patrimoine naturel.
Son objectif : sensibiliser les
voyageurs au tourisme responsable
et respectueux de
l’environnement et à la place
de l’homme dans la nature.
Contact Philippe Marais :
05 46 41 34 42
www.saiga-voyage-nature.fr.

Le FITS

Le 2e Forum international
du tourisme solidaire et du
commerce équitable s’est tenu
au Chiapas en mars 2006. Au
programme : valorisation et
conservation du patrimoine
local, développement d’un
tourisme alternatif et d’un
commerce plus juste, avec
l’implication et au bénéfi ce des
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